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Bye WordPress, allô Medium!

WordPress ne répond plus à mes attentes pour bloguer, j’ai donc pris la décision de passer à Medium!

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Samedi sexo: «dater» quand on est asexuel.le, les arnaques amoureuses et le microbiote vaginal

 Code vestimentaire: pour filles seulement?

Les bretelles spaghettis sont interdites, les sous-vêtements ne doivent pas être visibles et les shorts doivent arriver à mi-cuisse. Ces règlements sont destinés aux filles. Pas grand-chose en ce qui concerne les garçons, sauf l’interdiction de porter une casquette en classe. Quand je demande le pourquoi de tels règlements, la direction et les membres du personnel m’indiquent clairement qu’en cinquième ou sixième année, des sous-vêtements apparents et des vêtements trop courts ou serrés peuvent distraire les petits gars.

Troublant texte qui met en lumière le traitement inégal entre filles et garçons concernant les politiques vestimentaires dans les écoles.

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Panne sexuelle: quelques trucs

[…] personne ne devrait faire l’amour sous pression des pairs ou d’une chronique dominicale (fût-elle signée d’une main aussi délicieuse que la mienne), rien ne vous oblige à maintenir une façade d’activité sexuelle. Parfois, les éléments sont contre vous : dépression, médication, bébé à bord… les raisons d’un désintérêt passager sont multiples.

La chroniqueuse Maïa Mazaurette décomplexe les pannes qui peuvent arriver et nous rappelle qu’il y a moyen de ne pas (s’)oublier (dans) le sexe. Parce que c’est pas toujours évident, parce qu’il arrive des moments creux. Mais, il y a de quoi faire. Sans culpabiliser.

Appel à communication

«Corps dévoilés, exhibés et jouissants», voilà le thème plus qu’inspirant qui est proposé à l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, Besançon. La date limite est le 15 mai 2018.

Post-porn

En rendant visibles les corps non normatifs, en libérant la sexualité hors de la sphère privée, en revendiquant une dissidence sexuelle, le post-porn accomplit un acte politique.

Intéressant article qui se penche sur le mouvement de la post-porno.

Arnaques amoureuses

Radio-Canada offre un balado narrée par Pascale Bussières (qu’on peut aussi lire en version longread, selon le format qu’on préfère) sur des arnaques amoureuses. Des femmes offrent leur cœur et leur argent à des hommes qui, au final, n’existent pas. Des histoires franchement tristes et troublantes. Ce qui est encore plus troublant, c’est le peu d’actions entreprises pour enrayer ces faux profils… (via Jean-Philippe Proulx)

Une série sur la sexualité

Sur France culture, une série de l’émission La série documentaire en 4 épisodes qui abordent: les porn studies, le sexe au temps de sida, une histoire de la pilule et des séances d’éducation sexuelle au lycée.

L’origine du baiser

Ces travaux montrent aussi qu’il existe une forte corrélation entre la fréquence du baiser romantique et la complexité d’une société. Ainsi, plus une culture est complexe sur le plan social, plus les baisers romantiques sont fréquents.

Un article scientifique sur les bisous romantiques et comment ils sont intégrés dans les pratiques sociales. (via Micaela Lopez)

Éduquer sur le plaisir féminin

Je ne connaissais pas du tout Dorrie Lane et sa «vulvolution». Depuis 1993, cette activiste «sex-positive» en apprend aux gens sur la sexualité féminine et prône une éducation ouverte, basée sur le plaisir.

Questions d’identité

Le superbe magazine TOPIC se penche, dans son plus récent numéro, sur le contrôle de l’identité.

L’asexualité et les applications de rencontre

Un fascinant article sur le spectre de l’asexualité et comment cela peut s’appliquer aux sites et applications de rencontre. Si les premières «dates» sont souvent pénibles, elles le sont d’autant plus si on s’affiche asexuel.le, aromantique ou encore demisexuel.le.

Hystérectomie + endométriose

Dans le magazine Vogue, Lena Dunham raconte son combat avec l’endométriose et son opération pour faire retirer son utérus (hystérectomie). Et, surtout, les jugements qui viennent avec cette décision.

La mortalité des femmes noires aux États-Unis

 Le taux estimé de mortalité maternelle (pour 100 000 naissances vivantes) pour 48 États et Washington DC (à l’exclusion de la Californie et du Texas, analysés séparément) a augmenté de 26,6%, passant de 18,8 en 2000 à 23,8 en 2014 « , peut-on lire,  » Il est nécessaire de redoubler d’efforts pour prévenir les décès maternels et améliorer les soins de maternité pour les 4 millions de femmes américaines qui accouchent chaque année.

Dénonciation d’un racisme institutionnel dans les hôpitaux des États-Unis où des taux effarants de mortalité lors des accouchements a plus que doublé entre 1987 et 2013.

Microbiote vaginal

Le microbiote vaginal, anciennement appelé flore vaginale est un petit monde microbien peuplé d’environ 1 milliard d’individus… Cette flore, composée à 85% de « bonnes bactéries », les lactobacilles, accompagne la femme tout au long de sa vie et évolue en fonction de certains facteurs physiologiques: puberté, règles, grossesse, ménopause…

On entend beaucoup parler du microbiote intestinal, mais qu’en est-il du microbiote vaginal? Il y a fort à parier qu’on verra de nombreux scientifique se pencher là-desssus dans les prochains mois voire années. La chouette émission La tête au carré, sur France Inter, se penche sur le sujet avec deux spécialistes qui ont fait paraître un livre sur le sujet. (via Matthieu Dugal)

 

Samedi sexo: consentement, plaisir féminin et une correspondance visionnaire

«Not Your Exotic»

Sur le site de Sexplora cette semaine, ce billet d’une jeune femme qui raconte la racisation et la sexualisation qui s’opèrent sur elle dans les applications de rencontre, parce qu’elle est une femme noire. Écoutez également le slam brillant de la poète Suheir Hammad que l’auteure du billet vous propose en fin de texte. Deux brillantes prises de parole. 💪

La notion de consentement

Sur le site de Télé-Québec, le documentaire «Sexe sans consentement» est disponible gratuitement. Plusieurs jeunes femmes témoignent des agressions qu’elles ont vécues et du fait que la notion de consentement est réellement bafouée. Des histoires pas faciles à écouter, mais nécessaires.

Fascinant duo

C’est une contribution fondamentale à l’histoire de la sexualité au Québec parce que nous n’avons que très peu de documents écrits sur ce sujet pour la première moitié du 20e siècle. – Yves Gingras, de l’Université du Québec à Montréal

Le frère Marie-Victorin et la scientifique Marcelle Gauvreau ont entretenu pendant plusieurs années une correspondance sur la sexualité et c’est chez Boréal que les lettres de ce dernier sont actuellement publiées. Celles de Marcelle Gauvreau sont encore sous un interdit de publication, malheureusement. Ces lettres font état d’une véritable curiosité, mais surtout d’une ouverture et d’une compréhension extrêmement rares pour l’époque. Les deux collègues étaient visionnaires, rien de moins. Par contre, les vues du frère sur l’homosexualité demeurent bien de son temps, c’est-à-dire qu’il trouve cela inacceptable. C’est malheureux, quand on le voit être si ouvert sur la sexualité… Et, on ne peut s’empêcher de sourciller en apprenant ses fréquentations cubaines; des prostituées mineures… (Yves Gingras rappelle que l’âge légal de prostitution à Cuba étant de 14 ans, ainsi que l’âge du consentement au Canada). Autre chose dérangeante: on parle très peu du rôle important qu’y joue Marcelle Gauvreau en la citant comme simple assistante. Il faudrait y voir. (Merci Marianne Desautels-Marissal!)

Plaisir féminin

Le magazine L’Actualité fait paraître un dossier sur le plaisir féminin ce mois-ci. L’occasion idéale d’une discussion avec deux sexologues à l’émission Médium Large.

Des conséquences importantes

[…] les jeunes femmes écopent de sept fois plus de diagnostics d’infections transmises sexuellement (ITS) et de problèmes urinaires et 4,5 fois plus de problèmes génitaux que les garçons agressés sexuellement.

Le Devoir propose un article sur une étude récente qui conclut que les agressions sexuelles amènent plus de séquelles chez les filles que chez les garçons.

Lexique (de survie) du/de la célibataire

Lili Boisvert nous propose un petit lexique sur les comportements à connaître si on est sur le «marché de la cruise» (mes excuses, c’est mon côté «mononcle») et qu’on veut comprendre tout ce qui peut nous attendre là: ghosting, plan B, etc.

Petit zizi*

La puissance de la pornographie, décuplée grâce aux nouvelles technologies, a exacerbé cette représentation du pénis de grande taille, édifié en idéal. « Dans ce cinéma, on s’intéresse à des êtres d’exception, où on ne se focalise d’ailleurs que sur leur sexe », explique Julie Lavigne, professeure au Département de sexologie de l’UQAM. Selon ces projections insistantes, le sexe masculin devrait répondre à des dimensions loin de la moyenne.

Toujours chez Le Devoir, on discute grosseur du pénis, et on fait un historique de cette injonction – pour les hommes cisgenres – à avoir un pénis hors norme.

*Le sous-titre ne se veut pas insultant, mais reprend plutôt le nom d’un album jeunesse, aux éditions Les 400 coups, qui aborde le même sujet. 

Rose VS Bleu: l’histoire du genre dans les couleurs

Petit survol super intéressant des couleurs selon le genre: rose pour les filles, bleu pour les garçons. Mais, tout ça, c’est récent. Avant, c’était l’inverse qui était de mise: des petites filles habillées de bleu, des garçons habillés en rose. Et, en robe à part de ça! Oui oui. 👇

La Suède, paradis de l’égalité de sexes. Ou pas.

Un documentaire troublant et éclairant sur la Suède qui est toujours nommée en premier lieu comme une sorte de paradis où l’égalité des sexes est atteinte et où on parle de sexualité avec ouverture et de façon décomplexée, alors que ça cache une réalité beaucoup plus sombre. Peu de gens savent que le #MeToo a eu des conséquences très importantes sur la libération de la parole des femmes suédoises. (via Jean-Philippe Proulx)

La porno et les ados

Un longread du New York Times (merci Jean-Philippe Proulx!) sur l’éducation sexuelle qui se fait, malgré tout, par la pornographie.

Laci Green et les mots qu’on ne doit pas dire

Le podcast This American Life propose un balado sur le thème «Words You Can’t Say» (Les mots qu’on ne peut pas dire). Une partie du podcast est dédié à la YouTubeuse Laci Green, qui propose des vidéos éducatifs sur la sexualitéqui a subi un important backlash après avoir affirmé être féministe sur le populaire réseau. Par contre, il faut quand même noter que la demoiselle a aussi de très nombreux détracteurs qui l’accusent d’avoir eu des propos, entre autres, transphobes et homophobes. (via Jeanne Dompierre)

Et vous, vos nouvelles marquantes?

Quand on s’arrache les cheveux devant la pilosité féminine

Une contribution à La Gazette des femmes à lire en entier ICI.

Nul arôme n’a plus de nuances; c’est une gamme parcourant tout le clavier de l’odorat, touchant aux entêtantes senteurs du seringat et du sureau, rappelant parfois le doux parfum des doigts qu’on frotte après y avoir tenu et fumé une cigarette. Audacieux et parfois lassant chez la brune et chez la noire, aigu et féroce chez la rousse, le gousset est flottant et capiteux ainsi que certains vins sucrés chez la blonde […]. 

– Joris-Karl Huysmans, écrivain

Voilà ce qu’on pouvait lire au 19e siècle à propos des aisselles féminines, considérées par l’auteur comme un territoire merveilleusement odorant, à explorer sans gêne pour éveiller les sens1. L’histoire ne dit pas ce qu’il pensait du poil féminin sur les jambes, le sexe ou au visage, mais il est intéressant de constater que les aisselles fournies ne semblaient pas effrayer outre mesure à l’époque.

De nos jours, c’est différent. Même si plusieurs femmes se donnent le droit de laisser leur pilosité vivre librement, le poil féminin est plutôt mal vu, considéré comme sale, masculin et inapproprié. (Pensons au ridicule tollé sur la moustache de Manon Massé, il y a quelques années.) Bref, ça choque. Assez pour inspirer la violence.

Lire la suite…

Samedi sexo: le chirurgie esthétique «bashing», un tabou entourant le stérilet et le «period sex»

Mon corps, c’est mon corps, ce n’est pas le tien!

Disposer de son corps comme on l’entend, c’est aussi, si on le souhaite, le soumettre au bistouri, au botox, le combler, l’amputer de gras ou d’os. Si ça leur apporte quelque chose, (de la confiance en soi, du bien-être…), franchement… Qu’est-ce que ça nous enlève, à nous, le fait que Rachida Dati ait décidé de subir telle ou telle intervention? Strictement rien. On n’aurait pas idée d’aller vérifier qu’elle a bien les dents saines, mais on agit comme si l’enveloppe extérieure d’une femme était l’affaire de tous.

Dans Slate.fr, la journaliste Nadia Daam s’attaque aux tabloïds (et aux gens) qui scrutent en détail les visages de femmes transformés par la chirurgie. Elle prend l’exemple de la politicienne française Rachida Dati qui a récemment eu recours au bistouri. Les commentaires à l’égard de cette femme ne sont pas tendres et Daam se demande: mais au nom de quoi une chirurgie serait ratée? Qui sommes-nous pour dire qu’une actrice, une politicienne, une star ou toute femme a dorénavant (et, selon NOS critères) le visage estropié par la chirurgie esthétique? Si la femme qui le fait en est contente, qui ça dérange, au fond? Mêlons-nous de nos affaires et laissons les femmes qui veulent modifier leur apparence le faire à leur guise. C’est leur corps, après tout.

Le fameux «period sex»

Encore tabou ou, du moins, marginal, le sexe pendant les menstruations ne semble pas une panacée pour grand monde (où on n’en parle juste pas!), même si, pourtant, il y a de grands bénéfices à le pratiquer. L’orgasme détend et peut réduire les crampes, par exemple. La compagnie PornHub a décidé d’en faire la promotion via une vidéo plutôt rigolote et vraiment bien faite qui vous suggère le slogan «Fuck Your Period». Ingénieux. Évidemment, le but avoué est de vous inciter à vous inscrire au site XXX, mais il reste que ça a du bon de démystifier le sexe pendant les règles, surtout si ça aide à dédramatiser la pratique qui n’a vraiment rien de dégoûtant, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent encore.

Démystifier les règles

Photo: Gaelx / Flickr

Créé par la Société des obstétriciens et gynécologues du Québec, le site TesRègles.ca permet d’obtenir de l’information crédible et vérifiée sur les menstruations. Comme il y a encore énormément de questions et, tristement, encore beaucoup de tabous liés aux règles, l’initiative permet d’informer adéquatement toute personne qui souhaite en savoir plus sur le sujet. Belle idée, vraiment.

Le stérilet et l’autonomie des femmes

Est-ce dangereux d’enlever soi-même son stérilet? Eh bien, non. Pourtant, on laisse entendre que c’est le cas et qu’il faut absolument être accompagné.e par le corps médical pour ce faire. Même Martin Winckler, médecin, féministe et allié, confirme que ce n’est pas le cas et que toute personne portant un stérilet peut le retirer elle-même, sans danger. Et ça aide bien des personnes qui attendent pendant des mois d’avoir un rendez-vous médical et qui, pendant ce temps, souffrent parfois énormément du fait de réactions à ce contraceptif. Un papier à lire chez Slate.fr.

 

La sexualité des jeunes

L’Association des sexologues du Québec organise un symposium de deux jours sur la sexualité des jeunes. J’ai bien envie d’y aller! 

Le consentement à l’ère du #MeToo

Enabling some of this murkiness is a long-standing cultural trope that sex is hotter in silence. Our romantic comedies, erotic thrillers, songs, and literature are steeped in the idea that explicitly asking someone what she wants—whether she wants—will mean sacrificing the mystery, the seductiveness, the sexiness of sex.  […] The notion that sex will always be fraught with ambiguity makes it more difficult for us to understand that sexual experiences that take place under pressure or duress are a form of assault. This is the type of sexual assault at the highest risk of being normalized—dismissed as “just a part of life”—and the type that rarely makes it to court. This is dangerous: when women can’t identify that what they’re experiencing is wrong, much less illegal, they find it harder to report it to authorities afterwards.

Un longread fort pertinent à lire chez The Walrus. 

Samedi sexo: regretter d’être mère, parler porno aux enfants et la masculinité toxique

Parler porno aux enfants?

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Dans le média suisse Le Temps, on utilise un événement intéressant survenu la semaine dernière pour parler éducation à la sexualité via la porno: une actrice XXX a dévoilé les messages privés qu’elle recevait via les médias sociaux de la part… de jeunes de 12-13 ans. Sur Twitter, elle interpelle les parents en leur demandant comment ils font l’éducation de leurs enfants, si des garçons aussi jeunes considèrent normal d’aborder une porn star avec des phrases comme «T’es tarpin bonne, mon rêve, c’est de te bouffer la schnek». La réaction? Des insultes de toute part pour lui rappeler qu’après tout, elle est juste une actrice porno qui contribue au problème. Comment parler porno avec les jeunes, titre l’article. À mon avis? Avec ouverture et intelligemment, en ne prenant pas les enfants pour des cons: ils en savent plus qu’on pense…

Le sexe avec des hommes féministes

«Enfin, rappelons que si nous continuons d’entendre sporadiquement que le féminisme castre les hommes et que le mouvement #metoo veut imposer la chasteté générale (aucun de ces deux événements ne s’étant produit, à ma connaissance, mais on peut discuter), il faut dire, et redire, que la misogynie castre des femmes à tour de bras, et pas de manière figurative. Avec 200 millions de femmes excisées dans le monde selon l’Unicef, potentiellement privées à tout jamais de leur potentiel de plaisir, il faut une solide dose de mauvaise foi pour accuser la libération des femmes (qui lutte contre l’excision) de vouloir dynamiter nos samedis soir. Ce sont les porcs qui ruinent le sexe, pas celles qui les balancent.»

La brillante et éloquente chroniqueuse sexe, Maïa Mazaurette, ferme efficacement le clapet de ceux et celles qui croient que le féminisme – et par la bande le mouvement #MeToo –  tue la sexualité. Petite nouvelle pour elles.eux: pas du tout. Un texte à lire et à partager sans gêne.

 Le principe du cumshot

La semaine dernière, Lili Boisvert disait ceci sur Facebook et j’ai trouvé sa prise de parole très pertinente:

Pour entendre le discours de Natalie Portman, c’est ici:

Éducation sexuelle

J’ai découvert cette semaine une série assez chouette sur l’éducation à la sexualité. C’est fait en Suisse et ça s’adresse aux ados et, franchement, c’est très bien fait et drôle!

Un tabou bien solide

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Regretter d’avoir eu des enfants. Est-ce le tabou ultime? Le magazine Macleans se pose la question dans un long article intitulé I regret having Children. Troublante affirmation, puisque nous sommes actuellement dans une société qui fait la promotion à outrance de la maternité. Les blogues de mamans pullulent, les Instagram de familles parfaites déferlent et, de façon générale, l’injonction à devenir mère fait pression sur toutes les femmes, qu’elles en veuillent ou non.  À lire.

Jeux vidéo: un univers misogyne

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Un article paru dans La Presse + cette semaine aborde la question de la violence et du harcèlement vécu par les femmes qui jouent à des jeux vidéos. Dans le texte, on spécifie même que les avatars des joueuses interviewées ont subi des attouchements et du harcèlement sexuel. Ce qui pose une question primordiale sur la sécurité en ligne pour tous, mais particulièrement pour les femmes, et sur la façon dont on devra gérer ce type de comportement problématique qui s’opère sur le web et les médias sociaux. Pour l’instant, je trouve souvent décevantes les façons de faire de ces plateformes (comme Facebook, par exemple) qui permettent de signaler des gestes et propos déplacés, mais qui, trop souvent, ne les considèrent pas assez «graves» pour faire quelque chose. Il faudra pourtant y voir…

Culpabiliser au nom de la santé

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Tu peux bien porter tous les poids que tu veux, t’équiper de déguisements de sumos ou empiler les pulls, tu restes un homme au poids normé. Et tu gardes la possibilité d’enlever ton costume et de retrouver ton privilège d’homme mince dans notre société.

Un Youtubeur français, Tibo inShape, a décidé de faire une vidéo où il endosse un «costume de gros» pour sensibiliser au problème de surpoids et d’obésité, comme il le dit si bien (de façon fort irritante, d’ailleurs) en introduction. La blogueuse militante contre la grossophobie, Daria Marx, lui répond de façon très sensible et intelligente.

#MeToo: ce n’est qu’un début…

Women don’t make enough fuss about how much sex can suck for us even when it is, technically, consensual, even when no crime has been committed. We’re socialized out of making a fuss, just as men are socialized into thinking about sex as something they have to bully and pester out of women. Shitty, dehumanizing sex is not normal, and it is not okay — it’s just very, very common. And because it is so common, because it is a chapter in so many of our stories, it is easier to write this sort of thing off as a “bad date.” The story of the bad date, the bad fuck, and the bad marriage is easy and comforting to tell — almost as easy and comfortable as the story of the young woman who goes hysterical and ruins a man’s life over a bad date. What a pity it isn’t quite so simple.

Très long texte à lire chez Longreads (le nom ne ment pas!) qui revient tant sur le #MeToo que sur l’affaire Aziz Ansari, afin d’analyser pourquoi ce mouvement n’est pas une attaque au sexe, mais, au contraire, une volonté d’avoir enfin une réflexion de société sur la culture du viol et sur la façon nocive d’accepter, globalement, la violence sexuelle faite aux femmes.

Cher Aziz Ansari…

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Une lettre lue et écrite par Rose-Aimée Automne. T. Morin au comédien, réalisateur et producteur. Si vous n’avez toujours rien lu à ce sujet, voici quelques infos.

Reality check

I think rape culture is so pervasive that men sometimes don’t realize when we’re actively committing assault. […] But I had been socially conditioned to believe that women would want to have sex with me if I could convince them. […] Toxic masculinity praises sexually active men. Sex is conquest, competition, and a measure of self-worth. There is rarely a punishment for pressuring a woman to have sex with us — there is only, we are taught, the reward of sexual pleasure if we succeed.

Dans Vox, une lettre anonyme d’un homme qui, après avoir vu l’affaire Ansari, fait un mea culpa sur une situation passée. Avec le recul, il réalise qu’il a failli commettre un viol et agresser une amie avec qui il souhaitait avoir du sexe, alors qu’elle lui donnait tous les signes qu’elle ne le souhaitait pas. À lire sans faute.

Samedi sexo: endométriose, condom féminin et quelques malaises

Mieux connaître l’endométriose

Balado super intéressant de France Culture, plus précisément de l’émission La méthode scientifique, qui décortique l’endométriose et discute des enjeux liés à cette maladie encore trop méconnue.

Contraceptifs et cie

Magnifique vidéo à la fois artistique et scientifique du New York Times pour expliquer les hauts et les bas d’une jeune femme à travers son parcours avec l’endométriose et les différents effets secondaires des contraceptifs et antidépresseurs qu’elle doit utiliser. Très bien fait.

Rien à perdre

Dans toute cette histoire de signataires françaises généreuses devant la drague insistante ou maladroite et apeurées de perdre ce Graal de la galanterie, accusant les femmes de puritanisme et de haine envers les hommes, ce que je vois, moi, c’est l’épouvantail qu’on brandit concernant ce qu’on risque de perdre : la possibilité (le privilège ?) d’être séduite par un homme. Ce que j’entends, c’est : « Faites attention, parce qu’au final, peut-être qu’il n’y aura plus d’hommes pour chercher à vous séduire. Et là, comment vous allez faire ? Qu’est-ce qu’il va vous rester comme identité ?

Martine Delvaux, professeure à l’UQAM et écrivaine, écrit un texte fort dans La Presse, en réponse à un éditorial de Nathalie Petrowski qui se demande pourquoi les femmes se sont lancées dans un élan de dénonciations, alors qu’elles ont le vent dans les voiles pour s’émanciper. Pour la chroniqueuse de La Presse, le problème, c’est Trump. «À cause de lui, nous sommes tous en train de perdre la tête» dit Petrowski. (Quel argument étrange. Et dit-elle que les femmes perdent la tête en dénonçant? Dangereux amalgame.) Toujours est-il que Delvaux lui répond et soulève le problème de l’injonction à la peur qui perdure et dont on menace constamment les femmes si elles prennent parole pour dénoncer les injustices vécues.  Qu’a-t-on véritablement à perdre? demande-t-elle.  Excellente question.

Condom féminin

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Dans L’OBS, on revient sur la petite histoire du condom pour femmes. Comme on l’a vu dans mon cours sur la contraception et la fertilité (le cours a changé d’appellation et on parle maintenant de santé reproductive, ce qui inclut mieux les hommes, at last), l’objet était prometteur, mais peu de gens l’ont apprécié et il a rapidement eu mauvaise presse: ça fait «floush floush» quand il y a un va-et-vient, ça sent pas bon, il faut le mettre trop à l’avance, ça coupe la spontanéité, il peut sortir pendant l’utilisation, ça fait des plis, etc. Bref, ça sonne pas super. Les informations dans le texte font référence à la France, mais, au Québec, il en coûte environ 13 à 15 dollars une boîte de trois condoms, alors c’est cher. Et j’ai essayé d’en trouver en pharmacie: nada. Disons qu’il n’y a rien pour faciliter son adoption…

Menstruations, sujet militant

Ce n’est pas un lien récent, mais il m’est tombé entre les mains pendant mes recherches hebdomadaires pour vous dénicher les liens les plus chouettes. C’est Titiou Lecoq, dont je vous parlais la semaine dernière, qui reçoit Cluny, du blogue Les flux de Clu (à suivre!), dans son podcast Les salles gosses. Ensemble, elles parlent règles et c’est super intéressant. On écoute ça ICI.

Du malaise et des questions (complexes)

Le week-end dernier, le média féministe Babe lançait une bombe sur le web: un très long article (témoignage?) d’une jeune femme qui a eu une date avec le comédien et producteur Aziz Ansari (également auteur du livre Modern Romance), intitulé I Went on a date with Aziz Ansari. It turned out into the worst night of my life. Évidemment, tout le monde s’est «garroché» pour connaître les raisons qui mettent Ansari dans la longue liste des agresseurs. Toute cette affaire soulève des questions franchement épineuses et j’avoue être encore très perplexe face aux différentes lectures que j’ai faites. Mais ce texte, que je vous propose, me semble apporter des nuances importantes et cette phrase me paraît très «on point»:

People are quick to label sex crimes as deviant or aberrant, but the truth is that sexual violence is socialized into us. Men are socialized to fuck hard and often, and women are socialized to get fucked, look happy, and keep quiet about it. Aziz Ansari has been socialized. And if we don’t like the way socialized men do sex, then we need to take a hard look at our society, friend.

Un projet inspirant

C’est la journaliste scientifique et amie Marianne Désautels-Marissal qui a partagé ce projet sur Facebook. Émilie Bordat a créé un GoFundMe pour faire fabriquer 100 serviettes hygiéniques lavables qu’elle pourra offrir à des jeunes filles Maasais de Tanzanie. Inspirant et nécessaire.

Emma, bédéiste engagée

Si vous ne connaissez pas encore Emma (celle qui a dessiné la très juste BD sur la charge mentale), cette longue entrevue vous fera connaître une jeune femme allumée qui réussit à illustrer avec brio des concepts peu évidents à faire comprendre comme la culture du viol, par exemple. (C’est aussi elle qui a fait la BD Check ta chatte.)

Lors d’un passage au Québec, elle est allée faire un tour chez Québec Réveille pour parler de son travail, mais aussi de son plus récent livre.

Wikipédia, no women’s land

Or tant que l’histoire des femmes sera conçue comme une histoire des minorités, celle-ci continuera d’être envisagée comme mineure, comme une histoire des marges. La lutte féministe réintroduit à cet égard le politique dans l’écriture même d’une histoire qui se veut collective.

En effet. Ceci est un extrait issu d’un article de Slate.fr sur l’absence des femmes dans l’encyclopédie universelle Wikipédia. Plusieurs initiatives existent pour régler ce problème majeur (quand même pas rien de laisser dans l’oubli complet des femmes qui ont marqué l’histoire!), comme Women in Red, Art + Feminism et Les sans pagEs. C’est bien, mais ce n’est pas encore assez.

Qu’est-ce qui vous marqué cette semaine?

Féminisme : les infolettres auxquelles il faut s’abonner

Les infolettres, nouvel outil féministe? Il semblerait bien que oui, tellement pullulent les initiatives en ce sens. Car oui, ces lettres informatives font un retour apprécié chez nombre de personnes qui souhaitent rompre avec le flot incessant des médias sociaux et pouvoir lire tranquillou des nouvelles expressément sélectionnées pour elles. J’en suis! Voici quelques bulletins de nouvelles féministes que je reçois toujours avec bonheur et intérêt:

Les Glorieuses

Voilà maintenant plus de 2 ans qu’existe la «newsletter» Les Glorieuses, qui proposent également une version pour ados: Les Petites Glo. J’aime particulièrement leur section des «10 news de la semaine», dans laquelle on nous pointe les liens les plus pertinents à consulter sur des sujets extrêmement variés, toujours liés au féminisme.

Slate X Titiou

À raison d’une fois par semaine, la journaliste et blogueuse française Titiou Lecoq propose une réflexion sur un sujet d’actualité avec verve et pertinence. Sa dernière parution, une réponse à la fameuse lettre des signataires pour le «droit d’importuner» dans le Monde.fr, est assez savoureuse.

The Lily

https://amynking.com/lily-lines/

L’an dernier, le Washington Post lançait The Lily, une plateforme féministe qui décortique l’actualité et – vous ne serez pas surpris.e.s – qui a son infolettre. Dans chacune, on décortique un sujet en particulier, des messages horribles que les femmes peuvent recevoir sur des applications de rencontre aux listes de livres suggérées par des féministes influentes, en passant par les mots bannis par l’administration Trump. On s’inscrit ICI.

Gazette des femmes

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Je ne suis pas neutre, me direz-vous, mais je serais bien bête de ne pas partager un média qui, non seulement me permet de m’exprimer comme je le veux dans des textes que j’ai un plaisir fou à écrire, mais, en plus, rémunère adéquatement pour ce faire! Je parle, bien sûr, de La Gazette des femmes.

Witch Please

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La blogueuse Jack Parker a longtemps tenu le blogue Passion Menstrues et a fait paraître l’an dernier un essai fort sympathique sur le sujet. Son nouveau projet se penche maintenant sur la sorcellerie. Brillamment intitulé Witch, Please  (jolie récupération du fameux Bitch, Please, si vous n’aviez pas saisi), l’infolettre, qui en est maintenant à sa 16è édition, discute sorcellerie, féminisme, sorts, potions, bien-être, empowerment et bien d’autres éléments qu’on associe volontiers à la mystique féminine, toujours dans une idée de force et de rituels qui font du bien, qui élèvent. C’est vraiment chouette.

Quoi de meuf?

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En plus d’un génial podcast (je vous concocte actuellement une liste pas piquée des vers sur les balados), les deux filles derrière ce projet (Clémentine Gallot et Mélanie Wanga) vous offrent, dans leur infolettre hebdomadaire, des liens incontournables pour comprendre ce qui se trame dans le monde du féminisme. J’aime tout de ce bulletin pertinent, mais particulièrement sa «Hate list»: «tout ce qu’on ne veut plus voir, entendre et autres tendances pourries». Bien joué, les girls.

Pattie O’Green

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Ok, je triche. C’est pas une infolettre, mais c’est du bonbon. La légendaire blogueuse (c’est qu’elle y est depuis longtemps, sur le web!) Pattie O’Green nous offre chaque mois un horoscope qui, s’il ne se dit pas ouvertement féministe dans sa description, en a tout le moins les allures et le ton. J’adore.

Et vous, quelles sont vos infolettres chouchous?

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